Statistiques et Faits

Le saviez-vous?

Un résident de l'Ouest-de-l'Île sur cinq fait appel à un organisme d'entraide local chaque année.  

Leurs besoins sont évidents et réels. Ils incluent : 

  • Des jeunes démotivés et laissés à eux-mêmes qui se retrouvent avec des problèmes de drogues et d’alcool, ou qui se joingent à des gangs de rue ;
  • Des jeunes filles qui subissent la pression de la société pour paraître belles et minces et, de ce fait, ont tendance à adopter des comportements alimentaires associés à des troubles alimentaires, compromettant ainsi leur santé et provoquant l’angoisse de leur famille ;
  • Des aînés qui sont aux prises avec des problèmes de santé, la solitude ou des difficultés financières s’ils vivent d’un revenu limité ou fixe ;
  • Ceux qui subissent une réduction du revenu ou qui se retournent vers le chômage ou l’aide sociale suite à un mariage brisé, des compétences professionnelles insuffisantes ou l’absence d’appui de la famille ;
  • Ceux qui habitent les quartiers où plusieurs cultures et religions coexistent qui sont donc plus sensibles aux tensions raciales ou enclins au sentiment d’isolement;
  • Les jeunes mères et les chefs de familles monoparentales qui subissent un stress élevé en tentant de concilier travail et famille, tout en essayant de boucler leur budget;
  • Des résidents à faibles revenus qui sont forcés à se contenter de logements dont la salubrité laisse parfois à désirer ou qui se privent régulièrement de repas et d’autres nécessités afin de pouvoir payer leur loyer.

De plus, le grand nombre de personnes qui souffrent d’un handicap intellectuel ou d’une maladie mentale constitue un problème souvent caché dans notre société. La vie se résume à une lutte quotidienne pour les gens qui souffrent de tels problèmes ainsi que pour leurs aidants. De ce fait, plusieurs personnes doivent renoncer à leurs rêves, subissent des privations ou s’abandonnent au désespoir. Quelquefois, le fait d’avoir accès à du soutien individuel ou de groupe, à l’éducation, à de la formation professionnelle ou à des programmes et des soins externes peut influer grandement sur la qualité de vie de ces personnes.

Depuis 1998, Partage-Action de l’Ouest-de-l’Île a fait des incursions parmi les organismes communautaires qui desservent la communauté. Il entretient des rapports enviables avec les organismes qu'il soutient financièrement, et ils lui rapportent des faits alarmants :

  • 10 000 résidents de l’Ouest-de-l’Île souffrent d’un trouble alimentaire, une maladie qui fait des ravages sur la santé et qui, dans les cas extrêmes, peut entraîner la mort ;
  • 35 000 résidents de l’Ouest-de-l’Île souffrent d’au moins une (1) des quelques 100 formes d’arthrite;
  • 45 000 résidents de l’Ouest-de-l’Île sont atteints d’une maladie mentale. On estime que 1 personne sur 5 souffrira d’une forme de maladie mentale au cours de sa vie. Ces résidents, ainsi que leurs proches ont besoin de soutien, d’information et de formation sur les soins, le traitement et le rétablissement du patient. Les parents et amis d’une personne souffrant de maladie mentale doivent trouver des moyens pour faire face à la confusion, au choc, au sentiment de panique, au déni, à la tristesse, au sentiment de culpabilité, à la frustration, à la colère, à la honte et à l’isolement ; 
  • Il existe de nombreux foyers de pauvreté dans l’Ouest-de-l’Île. Le rapport le plus récent sur la pauvreté élaboré par la CRE (Conférence régionale des élus) ainsi que le rapport du Sommet de Montréal, démontrent que : 
    • 14,7 % de la population desservie par le CLSC Pierrefonds (Pierrefonds, Sainte-Geneviève, Dollard-des-Ormeaux, Roxboro et l’Île-Bizard) vit sous le seuil de la pauvreté ;
    • 8,4 % de la population desservie par le CLSC Lac Saint-Louis vit sous le seuil de la pauvreté ;
    •  le revenu annuel moyen d’une famille défavorisée vivant dans le secteur Cloverdale de Pierrefonds est de 12 000 $ ;
    • 45 % de la population de Sainte-Geneviève est constituée de familles monoparentales considérées comme très vulnérables. Vingt-sept pour cent de la population de Sainte-Geneviève vit sous le seuil de la pauvreté ;
  • Des milliers de jeunes à risque ont besoin d’encadrement, de services et d’un refuge pour échapper à des situations familiales difficiles. On estime que 34 440 jeunes de moins de 18 ans vivent dans la région desservie par le CLSC Pierrefonds. Ces jeunes peuvent trouver refuge dans les trois Maisons des jeunes de leur secteur ;
  • Sept mille cinq cents (7500) résidents de l’Ouest-de-l’Île ont un handicap intellectuel. Beaucoup de familles dont un enfant est atteint d’un tel handicap viennent s’installer dans l’Ouest-de-l’Île en raison de la grande qualité des services offerts et de leur accessibilité. L’AOIHI (Association de l’ouest de l’île pour les handicapés intellectuels) aide les personnes ayant un handicap intellectuel ainsi que leur famille à y faire face, et procure, bon an mal an, plus de 100 000 heures de répit aux familles.
  • Des centaines de familles de l’Ouest-de-l’Île qui traversent une crise ont accès à une aide immédiate des Services à la famille AMCAL pour s’occuper de leur adolescent en difficulté. AMCAL est le seul programme qui fait de la consultation auprès des familles et qui offre aux adolescents en crise un refuge ouvert 24 heures sur 24.
  • Des données tirées du portrait statistique régional de 2003 indiquent que plus de 47 500 résidents de l’Ouest-de-l’Île sont aux prises avec une forme de handicap. Beaucoup de ces citoyens requièrent l’aide d’intervenants bénévoles qui leur offrent amitié et compagnie, qui les accompagnent chez le médecin, qui les soutiennent et les encadrent.
  • Chaque année, plus de 1500 familles de l’Ouest-de-l’Île ont recours au Fonds de dépannage du Nord-Ouest de Montréal pour boucler leur budget ou pour se remettre temporairement d’un dur revers financier momentané.
  • Des centaines d’aînés de l’Ouest-de-l’Île ne peuvent plus s’occuper d’eux-mêmes. L’an dernier, plus de 9 000 repas congelés et 38 000 repas chauds leur ont été livrés par des bénévoles du programme de la Popote roulante. Voilà un des aspects moins plaisants mais néanmoins bien réels de l’Ouest-de-l’Île avec lesquels les nombreux groupes d’entraide locaux doivent composer chaque jour. Nous devons admirer leur ténacité et leur courage face à ces défis sociaux.

 

 

 

 

Une autre facette de l’Ouest-de-l’Île. Les indicateurs sociaux suivants sont importants pour bien comprendre l’existence de plusieurs des groupes d’entraide dans la communauté de l’Ouest-de-l’Île.

 

  1. Bien que le pourcentage de résidents de l’Ouest-de-l’Île vivant sous le seuil de la pauvreté

(12,5 %) soit plus bas que dans l’ensemble du Grand Montréal (23 %), il y a de nombreux foyers de pauvreté qui défont le mythe que tous les résidents de l’Ouest-de-l’Île sont très à l’aise financièrement. Certains secteurs font partie des plus désavantagés de l’île de Montréal.

  1. Deux communautés, Dorval (18 %) et Pointe-Claire (16 %), ont une population d’aînés qui va en augmentant, dépassant celle du Grand Montréal (15 %). Or, les populations vieillissantes ont des besoins spéciaux. Un grand nombre de personnes âgées veulent demeurer à la maison tant qu’il sont en bonne santé. 
  2. Deux communautés, Dollard/Roxboro  (33 %) et Pierrefonds/Senneville (28 %) ont de grandes populations ethniques grandissantes, ce qui confirme que l’Ouest-de-l’Île n’est pas une communauté homogène. Les nouveaux arrivants qui doivent s’ajuster à leur nouveau mode de vie présentent plusieurs problèmes d’adaptation sociale et requièrent de l’information, des programmes et des interventions pour leur venir en aide. 

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